Maryse Condé parmi les quatre finalistes du Prix Nobel alternatif de littérature

Publié dans Culture et société
jeudi, 30 août 2018 21:17

Avec les écrivains Haruki Murakami, Kim Thúy, Neil Gaimand, l’auteure guadeloupéenne est dans le carré des finalistes pour obtenir le titre du prix nobel alternatif.

« Condé est l’un des auteurs francophones les plus importants dont les œuvres ont eu une influence significative dans les Caraïbes et en Afrique. Elle insiste souvent sur le fait que le colonialisme a changé le monde et sur la manière dont ceux qui ont souffert sont en train de récupérer leur patrimoine « , a déclaré les organisateurs de ce Prix nobel alternatif créé en l’absence de remise du prix Nobel de littérature cette année. 47 auteurs du monde entier avaient été sélectionnés par des bibliothécaires suédois. Un vote en ligne a ensuite déterminé du 10 juillet au 14 août le quatuor final,soit les auteurs ayant reçu le plus de votes. Un jury choisira parmi les quatre finalistes le lauréat, qui sera annoncé le 12 octobre.

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  • Centenaire de l’Armistice : Les Poilus tahitiens dans la bataille de Velses-et-Caumont et de Pierrepont

    Les 25 et 26 octobre 1918, le Bataillon mixte du Pacifique, composé de plus d’un millier de jeunes calédoniens et polynésiens volontaires, s’engagent dans la bataille de Velses-et-Caumont et de Pierrepont. 47 d’entre eux tomberont, parmi lesquels Kalepo Wabete, Kanak dont le corps a été rapatrié à Tiga cette année. En ce centenaire de l’Armistice, Outremers360 vous propose un extrait du livre Poilus tahitiens, les établissements français d’Océanie dans la Grande Guerre, de Jean-Christophe Shigetomi, sorti en 2017 aux éditions ‘Api Tahiti. 

    Le 25 octobre, les Océaniens traversent de nuit la zone marécageuse. Les pluies des jours précédents ont gonflé les marais. L’eau est glacée et s’étend sur plus de mille cinq cent mètres. Le canal de Buze est traversé puis celui de la Souche. Sans bénéficier de passerelle du génie, les hommes, de l’eau jusqu’aux épaules, font de leurs corps des ponts sur lesquels leurs camarades s’appuient pour traverser. Raiarii Salmon grâce à sa forte stature offre ses épaules comme un appui efficace. En silence, les hommes se regroupent pour l’assaut prévu à l’aube.

    A cinq heures cinquante, précédé du barrage d’artillerie, le Bataillon s’élance : Eclaboussés d’éclairs, courbés vers le tonnerre, du barrage roulant, au sein des hurlements, des râles sourds, des échos fous, des sifflements qu’arrache la bataille aux sillons de la terre, les gars de Tahiti s’élancent vers Caumont. Audace rare, assaut farouche, ô charge épique ! L’homme brun fils d’Oro, se bat comme un lion ! Trompant d’un vœu subit la torpeur des tropiques, et laissant son cœur chaud palpiter librement, il s’est dressé superbe et droit parmi les balles, comme un rocher battu par de sombres rafale, avant que de bondir sur le Boche en hurlant.

    L’ennemi, le temps de la surprise passée, réagit par des tirs de mitrailleuses et de mortiers pointés sur les premières vagues d’assauts qui s’immobilisent : Mais brusquement au flanc des pentes périlleuses, à trente pas à peine, un nid de mitrailleuses s’est révélé, crachant au visage des preux, la bave de la mort en un baiser lépreux. La vague hésite, ondule, et la voix éperdue des héros terrassés monte dans l’air qui bout. Va-t-on boire l’affront de la lutte perdue ? Ou mourir en baisant le sol jusqu’au bout ? Terrible instant, où l’âme inquiète, âpre et grave du bataillon broyé guette le flux sacré.

    Les hommes tombent, les blessés appellent à l’aide. Auariiroa a Tiaiho, né le 22 août 1892 à Punaauia, fils de Teihoarii aTiaiho et de Maraetaatavahine Teuira, est mortellement atteint par une balle de mitrailleuse. Avec lui sont aussi tombés Teura a Vahineteratua de Hitiaa, fils de Tiapai a Vahineteratua et de Teporiteno aPurua, Ehu aNuupurii de Papara. Le caporal Gabriel Redeuilh est également tué.

    Gabriel Redeuilh, fils de Pedro Redeuilh, écrivain à l’enregistrement, et de Tapare (Hohoahupa Matau) Fuller, est né le 24 janvier 1894 à Papeete. Mécanicien forgeron, de la classe 1916, il est incorporé le 17 octobre 1914. Renvoyé dans ses foyers le 24 septembre 1915, il est rappelé à l’activité le 7 janvier 1915 pour être dirigé sur la Nouvelle Calédonie le  21 janvier 1916 où il débarque le 29 février 1916. Il embarque vers la France  sur le vapeur Gangele 3 décembre 1916, et est versé à son arrivée à Marseille au dépôt des isolés coloniaux. Il passe au Bataillon mixte du Pacifique stationné à Fréjus le 28 mai 1917, devient soldat de 1ère classe ledit jour, puis il est nommé caporal le 1er juillet 1917. Son frère Édouard Pierre Redeuilh, né le 16 avril 1898 à Papeete, de la classe 1918, est mobilisé à son tour le 1er mai 1917 et embarqué pour Nouméa le 10 mai 1917. Il gagne Marseille le 10 novembre 1917 pour être affecté au Bataillon mixte du Pacifique le 21 mai 1917. Il gagne le front le 7 juin 1918.

    Les tirailleurs Taeura a Punuatathitua, Taatahitia Tetuanui a Paerai, Faahio a Pito, Tapuhoaa Uraeva, Teriitefaarevaa Tutairi sont blessés. Les deux cousins Winchester sont aussi blessés dans l’assaut : l’ancien cycliste de liaison Charles Winchester qui s’était distingué lors des combats du 18 juillet 1918 et William Winchester dit Tehemoblessé à l’oreille par une balle.

    Teriiroa a Tiaahau dit Ina est sérieusement blessé et évacué. Il décède de ses graves blessures deux jours plus tard à l’ambulance n° 181 de Villers-Cotteret. Il est cité.

    Victor Alexis Tevaearii Alexandre, l’agent de liaison au bras gauche tatoué d’un papillon, n’a été que légèrement blessé. Il refuse de se faire évacuer. Cité: A assuré son service de liaison au cours des différentes opérations avec courage et dévouement.

    Les infirmiers de 2e classe Teiva a Tefaata de Pare, Teiva a Tefaatau et Clément François Schmidt des Gambier portent secours à leurs camarades blessés sous les feux battant des mitrailleuses et les tirs d’artillerie ennemis. Le frère de Clément, Joseph Laurent Schmidt né le 12 octobre 1895 à Rikitea, a été aussi cité. Leur  mépris du danger leur vaut à tous citations. Tout comme à Mario Anapa aTiapatai de Papara qui évacue sur son dos vers l’arrière un de ses camarades gravement blessé.

    Le 2e classe Tahifia Teuira, tireur d’élite, essaye de contre-battre la mitrailleuse qui arrête la progression de l’attaque mais il est rapidement blessé. Tandis que le caporal Charles Maraetefau a Temauri à la tête de sa demi-section attaque et réduit un nid de mitrailleuse en position au sud-est de l’entrée du village. Il y gagne sa 2e citation à l’ordre de la Xème armée.

    Tauraa a Tarihaa armé d’un fusil mitrailleur et Marie Joachim Huriara aHuruhau qui l’appuie couvrent de leurs tirs les sections d’assaut.

    Le Caporal Tautuarii a Oopa de la 3e compagnie, natif de Huahine, secondé énergiquement par son caporal Augustin Teahu aTeaha en profite pour prendre à nouveau l’avantage et dégager avec son escouade les  factions clouées au sol par les mitrailleuses : De l’inspiration ! Or un groupe de braves, fond sur le nid hideux des fauves effarés, et nos gars stimulés par un trait de bravoure, éperdument se ruent sur le village en feu !

    Ils sont rejoints par les intrépides François Kumiumihi Foucaud, le Marquisien déjà remarqué lors des attaques sur les bords de l’Ailette, et le 2e classe Punia Amaru de Mataiea, le valeureux Amaru a Teraiareva de la 3e compagnie, le 1e classe Agmon a Marurai surnommé Teoorai et le 2e classe Pahiri a Hiva d’Afaahiti. Mataiea, Amaru Teraiareva le 1e classe Agmon a Marurai Pahiri a Hiva, né le 15 octobre 1894.

    Le vigoureux Tuteraimarama a Maraeauria d’Afaahiti les suit entraînant avec lui ses camarades à l’assaut pour conquérir dans de furieux combats de corps à corps Vesles-et-Caumont qui est pris à neuf heures. Cet exemple d’audace lui vaut citation. Tupaha a Arai véritable boule (sic) en train l’imite haranguant ses frères d’armes océaniens à monter à l’assaut du village hérissé de mitrailleuses. Maraetehiva a Taamato se bat à ses côtés comme un lion. Maraetehiva a Taamato né le 18 juillet 1896 à Papeete est le fils de Marae a Taamato. Appelé de la classe 1916, il a été incorporé le 1erfévrier 1916. Embarqué le 15 février 1916, il est arrivé à Nouméa le 20 mars 1916. Il est dirigé sur la France sur le vapeur Gange le 3 décembre 1916. Aux armées les 4 août 1917 et le 7 juin 1918.

    Les grenadiers réduisent les dernières poches de résistance. En face, dans la ferme du Petit-Caumont des tirs sont encore dirigés sur les lisières nord du village. Les jets de grenades de Tatoaa Terai de Mataiea, du 2e classe Tahuitira a Taimoe cité pour ses capacités de meneur, ceux de Taruri a Tipuu et de Taua Maopi ont finalement raison de l’ennemi.

    Tahuitira a Taimoe né le 5 décembre 1891 à Vairao est le fils de Teraivai Homaiterai a Taimoe et de Nuupure a Tarihaa. Cultivateur de Vairao appelé de la classe 1912, il est incorporé le 8 mai 1916. Embarqué le 9 mai, il débarque à Nouméa le 4 juin 1916. Il est dirigé sur la France le 3 décembre 1916.

    Le 2e classe Tanetuia Maihuti dit Teraitoa, courageux grenadier paye son action de sa vie. Grièvement blessé, il succombe à ses blessures le 15 février 1919 à l’hôpital bénévole du jardin colonial de Nogent sur Marne. Le 2e classe Puahio Fetuura, grièvement blessé, décède aussi à l’ambulance 12/16 à Vosges. Sa sépulture primitive se trouvait au cimetière militaire A, tombe 22 à Vosges, elle est transférée au cimetière mixte national Soupir dans l’arrondissement de Soissons (Aisne) le 2 septembre 1924, numéro 87 A.

    A dix heures, le Bataillon charge au son du clairon de Jean René Tiare de Tautira et enlève à la baïonnette la ferme du Petit-Caumont. Jean René Tiare, fils de Tahopu a Tiare et de Otahurai a Teihotu est né le 24 décembre 1893. Cultivateur, résident de Papara, appelé de la classe 1917, il arrive au corps le 15 mars 1916. Il embarque pour Nouméa le 28 mars 1916, débarque le 19 avril 1916. Tiare est dirigé sur la France le 3 décembre 1916.

    Les 2e classe Pahiria Hiva d’Afaahiti, Raua Tuahine, Teuraa Vahineteratua de Hitiaa, fils de Tiapai a Vahineteratua et de Teporiteno a Punua se distinguent par leur bravoure et leur témérité alors que Hoarai a Tehuritaua de Papenoo, l’agent de liaison, court de postes à postes sous les balles car un redoutable point d’appui ennemi subsiste et domine la zone de combat, la côte 79. C’est vers elle que le Bataillon se rue maintenant sous la protection des mitrailleuses et des V.B. Encore un coup ! Plus loin est l’objectif mon vieux ! Laboureur de nos champs de victoire, laboure jusqu’au dernier effort, jusqu’au dernier sillon. Mais comment rallier les géants héroïques, parmi les débris morts du décor fantastique ? Faites sonner la charge ! En avant ! Bataillon merveilleux tu bondis sous la noire avalanche des obus mugissants, en hurlant : En avant ! Et c’est dans la fournaise où tant d’horreurs s’épanchent que tu sus rallier tes chevaliers servants.

    Monument consacré au Bataillon du Pacifique en Vesles-et-Caumont

    Monument consacré au Bataillon du Pacifique en Vesles-et-Caumont

    Le 2e classe Rooarii a Pohemai de Papenoo après une action déjà remarquée lors de l’attaque du village se rue sur les tranchées de la côte 79. A ses côtés, les 2e classe  Tanehiatua aTuahu, Teaurai a Nahenahe, Natua Tama aMoe, Faahio a Pitoaito et Tiori aTaraihau. Ils sont blessés en se portant à l’avant.

    Ehu Nuupure a Teohu né le 29 décembre 1890 à Papara, fils de Patuarai a Orofaata et de Nuupure a Nuupua, est porté disparu. Il est déclaré mort par jugement du tribunal civil de Papeete en date du 5 février 1924 et la copie du jugement est retranscrite à la mairie de Papara le 27 février 1924.

    Le 2e classe Teurukura a Taurau de Hikueru, fils de Tarau a Pouiti et de Tarara a Rimata, époux de Tumura Ragahua Maria a Paerau de Makemo, s’écroule lors de l’assaut mortellement blessé.

    Les compagnies s’infiltrent dans le point d’appui qui est pris à quinze heures : Dans le vaste secteur, un seul bataillon fauve a percé jusqu’au but ! A travers les vivats de la mitraille en fête et des rangs qu’il creva. C’est lui ! Ce sont les gars d’Aimeo, de Teva qui passèrent dans l’incendie aux reflets mauves, luttant dès l’aube ainsi que des Léviathans.

    Les 2e classe Tehihira a Punuataahitua et Teotahi, tous deux fusiliers mitrailleurs audacieux, sont épaulés du 2ème classe Teriitua a Pairi, grenadier d’élite, et de Tuteraimarama a Maraeauria pour s’emparer d’un premier élément de tranchée fortement défendu.

    Le sergent Charles Maraeteafau, qui a quelques heures plus tôt entraîné sa demi-section dans la réduction d’un nid de mitrailleuses défendant l’entrée sud-est du village de Vesles-et-Caumont, réitère son élan pour s’emparer d’une tranchée de la côte 79. Lorsque les munitions viennent à manquer, c’est à la baïonnette que les hommes se battent. Uraeva a Uraeva de Papara est cité : soldat très courageux n’ayant plus de munitions a contre-attaqué à la baïonnette au combat de Vesles et Caumont. Mais certains paient encore cet effort de leur vie. Le 1e classe Taua Neti est tué. Cité : Très bon soldat, très courageux, toujours volontaire pour les missions dangereuses. Tau est titulaire de la Croix de guerre avec Etoile de bronze et une palme, ainsi que de la Médaille militaire à titre posthume.

    Les défenseurs allemands de la côte 65 qui interdisent le débouché de Pierrepont sont pris à revers. Vers dix-sept heures, l’ennemi contre-attaque violemment. Les positions conquises sont néanmoins conservées grâce à la détermination des tirailleurs du Pacifique. Teheiura a Teuinatua est cité pour sa vaillance.

    « Vesles-Caumont, Petit Caumont, sont deux victoires dont la moindre eut vengé la chute des titans. Dans la cendre funèbre, où se tord, haletant le squelette hagard des vieux murs impotents, les as ont imprimé leur empreinte de gloire. Et dans les plis fumant du sol de France, ils ont au sang gaulois, mêlé le cœur, la sève et l’âme de l’île océanienne, en versant à foison leur sang virilisé par d’intrépides flammes ».

    Relevé le 27 octobre, les compagnies du Bataillon se regroupent à la ferme d’Etrepoix. Le 4 novembre, tout le Bataillon se regroupe à Etrepoix.(…)

    Le 10 décembre, le Bataillon Mixte de Marche du Pacifique est cité à l’ordre de la Xème armée pour sa conduite pendant l’attaque de Vesles-et-Caumont. Ordre du 10 décembre 1918 : Le 25 octobre 1918, sous les ordres de son chef, le Commandant Gondy, s’est porté d’un seul élan et sous un violent bombardement à l’attaque du village de Vesles-et-Caumont fortement occupé et garni de mitrailleuses, dont il s’est emparé de haute lutte. Continuant sa progression au son de la charge, sonnée par tous les clairons du Bataillon, a enlevé la ferme du Petit-Caumont, et se jetant vers sa droite, s’est emparé d’un point d’appui important. Fortement contre-attaqué dans la soirée, a maintenu intacte la position conquise. Dans la journée a fait cinquante prisonniers, pris trente mitrailleuses lourdes et légères et deux fusils anti—tank.

    De nombreux tirailleurs sont par ailleurs cités à l’ordre du Bataillon du Pacifique comme : Soldat brave et courageux s’est brillamment conduit à l’attaque de Vesles-et-Caumont, ce sont les tirailleurs Maraetehiva, Tuteraimarama a Maraeauria, Manarii a Maraeura, Uerii a Marama, Tavi Mateau, Teaha Manès, Tautu a Tauatiti né le 1er juillet 1896 à Haapiti et Mata a Tehautoto : S’est bien comporté au cours de la campagne de 1918.

    ©Musée de l’Ordre de la Libération

    ©Musée de l’Ordre de la Libération

    Le Bataillon mixte du Pacifique reçoit la Croix de guerre 1914-1918 avec une palme. Trois cent trente-cinq océaniens ont été tués, sur une unité d’un millier de combattants. Le prix du sang a été particulièrement élevé par rapport aux autres unités de combat. Le village de Vesles-et-Caumont, bien que détruit, s’est relevé de ses cendres et de ses ruines malgré de nouveaux ravages pendant la campagne de 1939-1940.

    Les années ont passé. Le Colonel de Buttet témoigne : (…) à côté de la vieille église, miraculeusement sauvée, la pierre sculptée d’un grand portail montre encore les blessures béantes que lui a faites la mitraille. Les tranchées et les abris ont été comblés partout. La nature a pris sa revanche et dans la plaine, autour de la ferme du Petit-Caumont, et de la hauteur qui fut la côte 79, à perte de vue ondule le blé des moissons nouvelles. Mais à la fin octobre, au bas du village, lorsque de la Souche et des marécages qui le bordent s’élève le brouillard des petits matins, les anciens évoquent le souvenir et l’écho assourdi des clairons du Bataillon du Pacifique sonnant l’attaque sous le claquement des mitrailleuses et les chants nostalgiques des gars du Pacifique qui les ont délivrés…

    Extrait de Poilus tahitiens, les établissements français d’Océanie dans la Grande Guerre, de Jean-Christophe Shigetomi.

  • Esclavage : La Cour de Cassation juge «irrecevable» la QPC du Mouvement international pour les réparations

    Le recours déposé par des descendants d’esclaves contre la loi de 2001, qui a fait de l’esclavage un crime contre l’humanité mais ne leur permet pas de demander réparation, a été rejeté jeudi par la Cour de cassation.

    La plus haute juridiction française a jugé « irrecevable » cette question prioritaire de constitutionnalité (QPC), déposée par le Mouvement international pour les réparations (MIR) en Martinique, le Conseil mondial de la diaspora panafricaine et des descendants d’esclaves.

    En mai 2001, une loi, dite loi Taubira, reconnaissait l’esclavage et la traite comme crimes contre l’humanité. Le texte est cependant exempt de toute référence à la notion de réparation des crimes de traite et d’esclavage: il ne prévoit pas et ne permet pas d’indemnisation.

    Pour la Cour de cassation, « cette disposition (…) ne saurait être revêtue de la portée normative attachée à la loi, de sorte qu’elle ne peut être utilement arguée d’inconstitutionnalité ». Il s’agit d’une loi mémorielle, sans impact juridique, et ne peut donc pas faire l’objet d’une QPC, selon la Cour.

    « Ce n’est pas parce que nous avons essuyé un revers que notre action n’est pas fondée et que nous n’allons pas continuer à nous battre. C’est un combat à long terme », a réagi auprès Patrice Spinosi, l’avocat des requérants.

    En 2005, ils avaient assigné l’État français devant le tribunal de grande instance de Fort-de-France, pour obtenir une expertise pour évaluer le préjudice subi par le peuple martiniquais et une provision destinée à une future fondation. Après avoir été déboutés, ils avaient interjeté appel.

    Mais en décembre 2017, la cour d’appel a refusé de reconnaître l’existence d’un préjudice direct et personnel subi par les demandeurs, « près de deux siècles après l’abolition définitive de l’esclavage » par la France en 1848. Elle a déclaré irrecevable car prescrite l’action en réparation qu’ils avaient formée.

    « La Cour de cassation est saisie du fond du dossier. Si elle ne nous donne pas raison, nous irons devant la Cour européenne des droits de l’Homme », a expliqué Me Spinosi.

    Avec AFP

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