Jo Johnson, frère du Premier ministre Boris Johnson, démissionne du gouvernement

Secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur, il dit avoir été "tiraillé entre la loyauté familiale et l'intérêt national".

 Jo Johnson, frère du Premier ministre Boris Johnson, démissionne du gouvernement

CE QU'IL FAUT SAVOIR

Un nouveau coup dur pour Boris Johnson. Alors que le Premier ministre britannique accumule les défaites au Parlement sur le front du Brexit, son frère Jo a annoncé sa démission du gouvernement, jeudi 5 septembre. "Ces dernières semaines, j'ai été tiraillé entre la loyauté familiale et l'intérêt national. C'est une tension insoluble et il est temps pour d'autres d'assumer mes rôles de député et de membre du gouvernement", a tweeté Jo Johnson, favorable à un deuxième référendum sur le Brexit, alors que son frère veut une sortie de l'UE au plus vite. Il occupait le poste de secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur.

 Le texte anti-"no deal" examiné par la Chambre des lords.

Le texte présenté par l'opposition voté mercredi soir, censé empêcher un "no deal", doit être examiné par la Chambre des lords, une étape qui devrait être atteinte vendredi soir. Selon les travaillistes, le gouvernement se serait engagé à ne pas ralentir les débats afin que la chambre haute puisse statuer avant la suspension du Parlement, qui intervient à partir du 9 septembre.

 Vers des élections anticipées. 

Une fois ce texte adopté (contre la volonté de Boris Johnson), le Premier ministre espère pouvoir convoquer des élections anticipées. Il faut pour cela une majorité des deux-tiers à la Chambre des communes. Un premier vote mercredi soir n'a pas permis d'atteindre ce seuil, les travaillistes préférant attendre que le projet de loi anti-"no deal" soit définitivement approuvé avant de se prononcer en faveur de nouvelles élections.

 Un discours de Boris Johnson dans l'après-midi.

 Lors d'un discours qu'il doit prononcer jeudi après-midi dans le Yorkshire (nord de l'Angleterre), le chef du gouvernement défendra la tenue d'élections anticipées. Il devrait s'en prendre au leader du Parti travailliste Jeremy Corbyn, qu'il accuse de "lâcheté".

 L'Union européenne sceptique.

 Plus de trois ans après le référendum de 2016, et à moins de deux mois de l'échéance, Boris Johnson se dit toujours confiant d'obtenir un accord avec l'UE d'ici fin octobre. "En dépit des fanfaronnades de Boris Johnson sur l'obtention d'un accord, il n'y a pas de vraies négociations en cours à Bruxelles, bien que la porte reste ouverte", a tempéré mercredi soir Philippe Lamberts, président des Verts au Parlement européen, après une rencontre avec le négociateur de l'UE Michel Barnier. 

Franceinfo


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