Brigitte Bardot présente ses excuses après ses injures contre les Réunionnais

Brigitte Bardot a présenté des excuses après ses propos injurieux contre les Réunionnais, justifiant cependant à nouveau sa colère contre ce qu’elle estime être le « sort tragique » des animaux dans l’île.

Brigitte Bardot présente ses excuses après ses injures contre les Réunionnais

Des regrets et des explications. Brigitte Bardot a, dimanche 24 mars, présenté des excuses pour avoir qualifié les Réunionnais de « population dégénérée » dans une lettre ouverte adressée au préfet de l’île. « Mon seul tort est d’avoir fustigé l’ensemble de la population en blessant ceux qui ne blessent pas les animaux. Je leur demande de me pardonner », écrit la militante de défense des animaux, dans un communiqué. « C’est une révolte qui couve en moi depuis 24 ans qui, telle une irruption (sic) volcanique, a explosé et dont je subis les conséquences ».

Les propos tenus avaient poussé le préfet de La Réunion à saisir le procureur de la République, soutenu par la ministre des Outre-mer qui a écrit une lettre ouverte à Brigitte Bardot. Plusieurs plaintes ont ainsi été déposées contre elle, tandis que les réseaux sociaux de nombreux Réunionnais avaient posté des photos de leurs animaux de compagnie. De nombreuses personnalités politiques, de La Réunion et d’autres territoires ultramarins, avaient fustigé les propos dans l’ancienne actrice.

« On sanctionne violemment mes mots et non les actes qui les ont provoqués », estime néanmoins Brigitte Bardot, considérant que la polémique liée à ses propos « fera peut-être réagir ceux qui sont responsables et ne font rien pour améliorer les choses ». Dans la lettre contenant les déclarations injurieuses, la militante pour la protection des animaux s’était émue de ce que les Réunionnais infligent aux chiens et chats. Elle avait alors dénoncé des « traditions barbares » et une « île démoniaque », tout en estimant que « les autochtones » avaient « gardé leurs gènes de sauvages ».

« Depuis 24 ans, le tragique sort des chiens et chats, leurs tortures, leurs proliférations sauvages (…) et surtout leur abject sort d’appâts vivants avec hameçons mutilant leurs bouches ensanglantées pour la pêche aux requins », ajoute Brigitte Bardot dans son communiqué. Dans les faits, l’utilisation de chiens pour appâter les requins est une accusation récurrente, émanant généralement de l’Hexagone. La pratique, interdite, a pu exister par le passé mais n’a été révélée qu’à deux reprises, en 1998 et quelques années plus tard. Des condamnations avaient été prononcées.

« Des jugements sont rendus régulièrement par les tribunaux qui condamnent notamment à de la prison ferme pour des cas de maltraitance animale », ont répliqué jeudi neuf parlementaires réunionnais dans une lettre ouverte à Brigitte Bardot. « De plus, le cannibalisme que vous évoquez n’existe pas et n’a jamais existé chez nous », ajoutaient-ils. De nombreux responsables d’associations de protection animale de l’île, ainsi que des vétérinaires, ont également pris la défense des habitants de l’île en soulignant un nombre de cabinets vétérinaires plus important à La Réunion comparé à l’Hexagone.

« J’ai eu des clients qui ont fait des crédits, qui sont allés demander des sous à la famille, qui ont étalé les paiements, en trois, quatre ou cinq fois. Des gens qui vivent dans des kaz en bois sous tôles. Ce ne sont vraiment pas des cas exceptionnels ou isolés, nous le voyons très souvent », racontait Hélène Rondeau, vétérinaire, au site Imaz Press. « Il est clair qu’on ne peut pas nier qu’il y ait des actes de maltraitance et de cruauté très grave envers les animaux sur l’île. Il ne faut juste pas faire de généralité et cette maltraitance n’est pas spécifique à La Réunion, » explique de son côté Lysiane Uny, présidente de REVEZ (REunion Viv Ensamb ek Zanimo).

« La maltraitance découle de l’errance, elle en est une conséquence », ajoute-t-elle. L’errance animale est une réalité à La Réunion comme dans de nombreux territoires d’Outre-mer, tout comme les abandons à l’approche des vacances d’étés sont une triste réalité dans l’Hexagone.

Selon l'AFP. 


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