Au CHU de Guadeloupe, sortie de crise, après deux mois et demi de grève

Un accord a été trouvé mardi entre l’intersyndicale et la direction du centre hospitalier universitaire (CHU) de Guadeloupe, paralysé depuis deux mois et demi par un mouvement de grève générale pour protester contre les conditions de travail du personnel, qui se sont dégradées depuis un incendie en 2017. 

Au CHU de Guadeloupe, sortie de crise, après deux mois et demi de grève

Un accord a été trouvé mardi entre l’intersyndicale et la direction du centre hospitalier universitaire (CHU) de Guadeloupe, paralysé depuis deux mois et demi par un mouvement de grève générale pour protester contre les conditions de travail du personnel, qui se sont dégradées depuis un incendie en 2017. 

« C’est un accord que nous n’aurions pas pris si nous n’avions pas considéré qu’il était tenable », a déclaré devant la presse le directeur du CHU de Guadeloupe Gérard Cotellon, le jugeant par ailleurs « équilibré ». De leur côté, les syndicats ont salué « un état des lieux exhaustif » de la situation au CHU. « C’est un sujet important, qui touche à la vie, c’est vrai que le conflit était long, mais il fallait que l’on se comprenne », a expliqué Freddy Manioc, secrétaire de la CGT-G.

L’accord prévoit l’achat immédiat de matériel pour pallier les pénuries, de nouvelles dispositions en matière de ressources humaines comme l’organisation de concours pour la montée en compétences des agents, des créations de postes supplémentaires ainsi que des études de faisabilité pour envisager la relocalisation des services, tels que le pôle parent-enfant. Plusieurs services avaient été déplacés dans les autres établissements de santé de l’île après un incendie majeur le 28 novembre 2017. Depuis, le CHU de Guadeloupe fonctionne depuis de façon perturbée, les locaux transitoires étant jugés inadaptés, selon le personnel.

Un mouvement de grève générale, à l’appel d’une dizaine de syndicats guadeloupéens, avait débuté au CHU de Guadeloupe le 23 juillet, après un premier mouvement de grève aux urgences et à la maternité, pour dénoncer le manque de moyens humains et matériels, ainsi que la vétusté et l’exiguïté des locaux. Depuis, la majorité des services fonctionnait en service minimum. Et les discussions s’étaient enlisées dans une guerre de communication.

Début août, plusieurs milliers de personnes avaient également défilé dans les rues de Pointe-à-Pitre pour soutenir le personnel en grève. Une seconde mobilisation, également très suivie, avait reçu le soutien de nombreux artistes locaux, qui ont appelé la population à descendre dans la rue. La reprise du travail est prévue dès ce mercredi.

Avec AFP.

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