Selon Mansour Kamardine, "C'est un tsumani et non une vague qui va frapper Mayotte pour non assistance à île en danger - Covid19"

A Mayotte c’est un tsunami et non une vague qui arrive.

Selon Mansour Kamardine, "C'est un tsumani et non une vague qui va frapper Mayotte pour non assistance à île en danger - Covid19"

L’Etat doit immédiatement prendre 3 décisions pour éviter le pire.

Le scénario catastrophe se confirme pour Mayotte : multiplication par 10 des cas avérés en une semaine à compter de la 1ere détection le 14 mars, doublement des cas avérés dans la nuit du dimanche 22 au lundi 23 mars, annonce d’une « sous-estimation forte du nombre de cas » par l’Agence régionale de santé le 23 mars. Les projections des praticiens hospitaliers établissent malheureusement une inadéquation extrême entre l’offre de soins et les besoins dans moins d’une semaine.

Trois fois moins bien équipée que La Réunion par habitant, elle-même sous équipée par rapport à la métropole, Mayotte n’est pourvue que de 16 lits de réanimation pour ses 400 000 habitants. Le personnel soignant, notoirement insuffisant en nombre hors crise, est déjà touché par l’épidémie (3 médecins dont 1 actuellement hospitalisé) ce qui laisse craindre une baisse rapide des capacités humaines du centre hospitalier.

Ce n’est pas une vague qu’attend Mayotte mais un tsunami.

C’est pourquoi il est vital que le gouvernement prenne des mesures d’urgence absolue :

  • L’envoi d’un avion-cargo chargé d’équipements de sécurité sanitaire couvrant les besoins sur deux mois, de matériel de respiration, de tests rapides de détection en nombre, de stocks de précaution en chloroquine avec intégration de Mayotte dans l’essai randomisé contrôlé national ;
  • L’envoi du porte-hélicoptère Le Mistral avec ses 69 lits médicalisés qui croise actuellement dans l’Océan indien, frère jumeau du navire Le Tonnerre utilisé en Corse ;
  • L’envoi de renfort de force de l’ordre pour prévenir une vague migratoire et prévenir les troubles prévisibles à l’ordre public.

L’inertie du gouvernement, son refus de prendre les mesures qui s’imposent serait une non-assistance caractérisée à île en danger.

Factuellement :

  • 1er cas avéré de COVID-19 à Mayotte : cas en provenance de la métropole détecté le samedi 14 mars (il y a seulement 9 jours) ;
  • 11 cas recensés dimanche 22 mars (multiplication par 10 en 8 jours) dont des cas de transmissions locales (circulation du virus) ;
  • 22 cas recensés lundi 23 mars au matin soit un doublement en 24h
  • La reconnaissance lundi 23 mars d’une forte sous-estimation du nombre de cas par l’ARS,
  • Date estimée par les praticiens hospitaliers de débordement des capacités en réanimation dans 5 à 8 jours (16 lits de réanimation pour 400 000 habitants – 256 000 dont 40 000 clandestins selon INSEE mais 200 000 clandestins estimés par le Gendarmerie récemment donc un total réel de 400 000)
  • 20 fois moins de médecins de ville par habitant que la moyenne nationale ;
  • 4 fois moins de médecins hospitaliers que la moyenne ;
  • 3 fois moins de lits de réanimation par habitant qu’à La Réunion
  • Equipements de soins et effectifs sous dotés et sur mobilisés avant même la crise du COVID-19 qui s’ajoute à une grave crise de Dengue en cours.

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