L'Insee avait donné des chiffres pour la première quinzaine du mois pour les départements : le (triste) record revient à Mayotte (+40%).

L'Insee avait donné des chiffres pour la première quinzaine du mois pour les départements : le (triste) record revient à Mayotte (+40%)

L'Insee avait donné des chiffres pour la première quinzaine du mois pour les départements : le (triste) record revient à Mayotte (+40%).

#CORONAVIRUS Les chiffres pour la semaine dernière, où on enregistre une surmortalité de 9%.
L'Insee avait donné des chiffres pour la première quinzaine du mois pour les départements : le (triste) record revient à Mayotte (+40%), devant le Haut-Rhin (+38%), la Corse-de-Sud (+31%), et les Deux-Sèvres (+27%). Dans l'Oise, épicentre du virus en février, on enregistre une hausse à 14%.

Covid19 - Mayotte : +40% de surmortalité à Mayotte du 1er au 16 mars Le drame est déjà là, l'avenir s'annonce sombre 

J'en appelle à l'honneur et la dignité des gouvernants

A Mayotte, le drame sanitaire est déjà là. L'avenir s'annonce sombre. L'Insee vient de constater une surmortalité à Mayotte de +40% sur la 1ère quinzaine du mois de mars par rapport à la même période de 2019.

Les départements de métropole en pleine épidémie de coronavirus suivent Mayotte, même ceux qui sont le plus impactés comme le Haut-Rhin avec +38% et la Corse du Sud avec +31%.

La Réunion qui traverse actuellement, comme Mayotte, une importante épidémie de Dengue voit la mortalité sur la même période stable avec une progression de 0,93%.

C'est la dramatique démonstration de l'état de sous-développement du système de santé à Mayotte. Je ne saurai dire si la cause de la surmortalité provient d'une épidémie de coronavirus qui aurait débutée silencieusement, comme en Italie, plusieurs semaines avant sa détection le 14 mars en milieu hospitalier, si les ravages de l'épidémie de dengue sont sous-estimés ou si comme d'habitude les effets de seuil statistique seront évoqués pour relativiser.

Ces données de l'Insee suscitent une très forte inquiétude, y compris au centre hospitalier de Mayotte (CHM), alors que s'ajoutera au coronavirus et à la dengue, en avril, le pic de leptospirose et une très forte activité à la maternité.

La situation nécessite une mobilisation nationale immédiate et inversement proportionnelle au niveau très faible des équipements et des effectifs du système de santé.

La mission du porte hélicoptère Le Mistral doit être revue de fond en comble avec un armement médical du navire et son mouillage à Mayotte qui est 4 fois moins bien équipée par habitant que de la Réunion en lits de réanimation.

Les équipes médicales du CHM doivent impérativement être renforcés par l'envoi d'au moins une centaine de personnels soignants.

Sur décision des médecins et autorisation des patients, le traitement à la chloroquine et à l'azithromycine doit être élargi à tous les cas symptomatiques, voir être administré de façon préventive si les médecins le souhaitent.

Une dotation exceptionnelle doit être affectée à l'ARS et au CHM avec l'autorisation temporaire d'engager les fonds selon des procédures simplifiées afin d'accroître la réactivité.

Les tests rapides doivent être généralisés, en premier lieu pour l'ensemble de personnes qui concourent à la lutte contre le coronavirus (personnel soignant, forces de l'ordre, pompiers, salariés des commerces alimentaires etc.) qui sont déjà durement touchés puis plus largement à l'ensemble de la population.

Les équipements de sécurité sanitaires (masques etc.), le matériel médical, les stocks de précaution de médicaments doivent couvrir les besoins sur 2 mois. Leur liste et leurs quantités doivent être établies en coordination avec les équipes du CHM.

A 9 000 kilomètres Paris, loin des yeux et loin du cœur, nos compatriotes de Mayotte et l'ensemble des habitants de l'île sont au bord du précipice. J'en appelle au sens des responsabilités, à l'honneur et à la dignité des gouvernants./


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