La Master Class Lucky Luke dégaine contre le racisme

La Master Class Lucky Luke dégaine contre le racisme
Pour la première fois depuis sa création, la célèbre bande dessinée Lucky Luke, qui s’est déjà vendue à plus de 300 millions d’exemplaires, s’attaque à la question de l’esclavage et du racisme. Le défi éditorial était immense : trouver un équilibre entre les codes traditionnels qui ont fait le succès du cowboy qui « tire plus vite que son ombre » et une exploration historique de la condition des Afro-Américains dans le sud ségrégationniste des États-Unis durant la deuxième moitié du XIXe siècle.
Dans ce contexte marqué par le mouvement Black Lives Matter, la publication de Lucky Luke, un cow-boy dans le coton, construit autour de la question de l’esclavage et du racisme, constitue un événement. Il permet en effet de questionner le rôle pédagogique et éthique des produits culturels de divertissement comme la bande dessinée. Au travers de l’humour et de la parodie, l’auteur de Lucky Luke nous propose une histoire du racisme en montrant ses effets dans la société post-esclavagiste du sud des États-Unis. Il contribue ainsi, au niveau du débat public, à bâtir une mémoire commune et apaisée de l’esclavage et amène le lecteur, petit comme grand, à mettre en miroir l’hier et l’aujourd’hui du racisme.
Lancée par l’UNESCO en novembre 2019, la série de Master Class contre le racisme et les discriminations vise à donner aux étudiants les moyens de devenir des champions de la jeunesse dans leurs propres écoles et communautés, et de les sensibiliser les gens à la manière de déconstruire les mécanismes qui sous-tendent le racisme et les discriminations.

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