Selon nos confrères de Clinano.re - l'envoi du "Mistral" est un Quiproquo.

Selon nos confrères de Clinano.re - l'envoi du "Mistral" est un Quiproquo.

Le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé mercredi l’envoi d'un porte-hélicoptères dans l’océan Indien.  "C'est un geste très fort de solidarité nationale qui montre un réel attachement aux territoires ultramarins", a commenté hier Jacques Billant, le Préfet de la Réunion. Dans le cadre de l'opération "Résilience", le Mistral devait venir apporter une aide sanitaire à La Réunion et à Mayotte. La mission telle qu'à elle présentée : un soutien aux populations et un appui aux services publics pour faire face à l’épidémie de coronavirus, à l’approche du pic. Mais le rôle du bâtiment de la Marine a depuis été reprécisé. Et sa mission initiale a largement évolué par rapport à ce qui avait été compris ici. C'est d'abord l'ARS Mayotte qui a annoncé hier que le navire n'avait pas "vocation à disposer d'équipes médicales ou de matériels à bord". "Il va surtout permettre d'acheminer du matériel médical et de rapatrier les Français isolés à l'étranger", précise l'ARS Mayotte. Pour les "Français" de la zone Hier soir à La Réunion, depuis la préfecture, le général de brigade Métayer, commandant supérieur des Fazsoi a également livré quelques nouveaux éléments sur la venue du Mistral. "Le navire a appareillé dans le cadre de la mission Jeanne d'Arc. Il sortait de la Mer rouge quand nous avons commencé à mener des réflexions sur l'opportunité de le faire venir dans la région", a-t-il expliqué avant de reconnaître que malgré ses "capacités multiples", le Mistral ne dispose pas, dans sa configuration actuelle, de structure médico-chirurgicale, au-delà des besoins nécessaires pour l'équipage à bord. Traduction : il n'accueillera aucun malade, même en cas de grave saturation des services hospitaliers à Mayotte ou La Réunion. Il n'a tout simplement pas été préparé pour ça quand il a quitté Toulon. En revanche, selon le général de brigade Métayer, le Mistral pourrait participer à l'évacuation de ressortissants français isolés et en difficultés dans leurs pays. "On recense près de 40 000 Français dans la zone", a t-il noté, "nous devons parer à toute éventualité". Cette intervention ne concernerait ni les Réunionnais, ni les Mahorais mais plutôt les Français résidant à Maurice, à Madagascar, aux Seychelles ou aux Comores. "L'annonce de l'arrivée du "Mistral" avait suscité un important espoir à Mayotte. Cet espoir que les 400 000 habitants de Mayotte ne soient pas abandonnés à leur sort et à un système de soins sous-dimensionné est douché froidement", a réagi hier Mansour Kamardine, député de Mayotte. Avec clicanoo.re

Le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé mercredi l’envoi d'un porte-hélicoptères dans l’océan Indien.  "C'est un geste très fort de solidarité nationale qui montre un réel attachement aux territoires ultramarins", a commenté hier Jacques Billant, le Préfet de la Réunion. Dans le cadre de l'opération "Résilience", le Mistral devait venir apporter une aide sanitaire à La Réunion et à Mayotte. La mission telle qu'à elle présentée : un soutien aux populations et un appui aux services publics pour faire face à l’épidémie de coronavirus, à l’approche du pic. Mais le rôle du bâtiment de la Marine a depuis été reprécisé. Et sa mission initiale a largement évolué par rapport à ce qui avait été compris ici. C'est d'abord l'ARS Mayotte qui a annoncé hier que le navire n'avait pas "vocation à disposer d'équipes médicales ou de matériels à bord". "Il va surtout permettre d'acheminer du matériel médical et de rapatrier les Français isolés à l'étranger", précise l'ARS Mayotte. Pour les "Français" de la zone Hier soir à La Réunion, depuis la préfecture, le général de brigade Métayer, commandant supérieur des Fazsoi a également livré quelques nouveaux éléments sur la venue du Mistral. "Le navire a appareillé dans le cadre de la mission Jeanne d'Arc. Il sortait de la Mer rouge quand nous avons commencé à mener des réflexions sur l'opportunité de le faire venir dans la région", a-t-il expliqué avant de reconnaître que malgré ses "capacités multiples", le Mistral ne dispose pas, dans sa configuration actuelle, de structure médico-chirurgicale, au-delà des besoins nécessaires pour l'équipage à bord. Traduction : il n'accueillera aucun malade, même en cas de grave saturation des services hospitaliers à Mayotte ou La Réunion. Il n'a tout simplement pas été préparé pour ça quand il a quitté Toulon. En revanche, selon le général de brigade Métayer, le Mistral pourrait participer à l'évacuation de ressortissants français isolés et en difficultés dans leurs pays. "On recense près de 40 000 Français dans la zone", a t-il noté, "nous devons parer à toute éventualité". Cette intervention ne concernerait ni les Réunionnais, ni les Mahorais mais plutôt les Français résidant à Maurice, à Madagascar, aux Seychelles ou aux Comores. "L'annonce de l'arrivée du "Mistral" avait suscité un important espoir à Mayotte. Cet espoir que les 400 000 habitants de Mayotte ne soient pas abandonnés à leur sort et à un système de soins sous-dimensionné est douché froidement", a réagi hier Mansour Kamardine, député de Mayotte. Avec clicanoo.re


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